Jeudi, j'ai été à Canterbury, Angleterre, pour visiter une univ —je n'y irai certainement pas, je vise Durham, mais c'était intéressant.
La vie de campus a l'air géniale ! Vivement l'université... (je dois idéaliser, en fait).
Sinon, en attendant l'univ, les profs nous ont gâtés pour les vacances : trois livres à lire (vous allez me dire, c'est pas beaucoup, mais vous n'avez pas vu les livres) ; un travail d'écriture ; un examen de physique ; une interro synthèse en maths. Et puis je dois sans doute oublier un truc.
Et moi, au lieu de travailler, je...
Crée des vidéos débiles, des portfolios et des livres d'images sous iPhoto. ^^° Enfin, je bosse quand même, mais j'ai des heures creuses niveau concentration...
Bon, quelques photos de ma visite, tout de même (pas géniales parce que pas vraiment eu le temps de me poser et d'à chaque fois faire les réglages. Et pas pris le temps de les corriger sous photoshop non plus —ce que je fais rarement de toute façon).
Et puis le bel homme que j'ai vu à la gare de Genval...
La photo ne lui fait pas honneur...
À part ça, je compte écrire un truc sur mai 68 pour mon travail. Du point de vue d'un jeune noble, Isidore. Faut que je m'y mette, je me suis documentée, déjà... Allez. Un peu de motivation !
Parce que c'est d'une importance philosophique aux yeux d'une amie :
Hourra !
Bon, blague à part, les nobles ont vraiment de ces noms à... à... euh, je ne proférerai pas d'insanités, très cher, hum...
Mais tout de même, de Couëssin du Boisriou, plutôt mourir... ! Tranches de rire garanties sur : Carnet Mondain
À part ça, je me trouve une nouvelle fois stupéfaite devant une démonstration évidente de la stupidité de l'être humain :
J'aime toutes ces nouvelles dénominations folkloriques. "Maladie mentale", "travers génétique", "dysfonctionnement périnatal", "problème cognitif", "complexe d'Oedipe non résolu"...
Ça donnerait presque envie d'être gay rien que pour sortir de l'ordinaire, pour se donner un nom super cool qui sonne très intelligent. Dans le genre de situations cocasses où tu te la pètes :
"—Ah, moi, j'me suis cassé la jambe. Putain c'était impressionnant la fracture ouverte ! et on m'a fait 42 points de suture et j'ai bouffé 4 kilos de morphine ! —Bah moi, j'te bats trop quoi, je souffre du trouble déficitaire de l'attention paternelle à déficience génétique associée, type oedipe non résolu 3. —Waaaah"
Eh bien, à tous ces scientifiques adeptes du chromosome homosexuel et de la thérapie réhabilitative par hypnose assistée, moi je leur dis :
Nicolas Sarkozy, UMP, candidat à l'élection présidentielle "Vous pensez que les guignols de l'info ont une influence sur le vote ? — À la vérité, j'espère que non. —C'est utile le Canard Enchaîné ? —Hélas oui"
"Nous sommes, en tant qu’Homo sapiens, d’une affligeante banalité biologique et génétique. Sur le plan génétique, notre proximité avec les grands singes est considérable ; elle atteint 98,7 % avec le chimpanzé et est encore de 80 % avec la souris et de 50 % avec la levure."
À en entendre certains, je ne suis même pas étonnée =)
Outre cela, il y a l'antimatière qui me fascine également.
Saviez-vous que tout a un équivalent opposé ? Toutes les composantes de la matière ont un alter ego. On retrouve dans l'univers des antiprotons, antineutrons, antiélectrons (ce sont les positrons), antideutérons... En proportion extrêmement infimes et inférieures à la matière. La majorité de notre galaxie est constituée de matière.
Et heureusement, car lorsque matière et antimatière se rencontrent, il se produit une immédiate annihilation. Le photon est la seule particule dont l'antiparticule est identique. Cela a pour conséquence hypothétique qu'une antiétoile (si une telle chose existe) nous apparaisse identique à une étoile ! (puisque leur image nous revient grâce à la lumière).
Et quid de la "matière obscure" qui pourrait expliquer l'excédant d'antimatière au centre de notre galaxie ?
Et pourquoi y a-t-il plus de matière que d'antimatière si, logiquement, toute production de matière s'accompagne d'une production équivalente d'antimatière aux origines, et que donc, puisque l'(anti)matière ne se volatilise pas, il y a eu une brèche aux lois fondamentales de la physique au Big Bang ?
Une fillette sur une place à Venise
Waha, j'aime la physique. Pourquoi ai-je choisi Politique-économie-philosophie ?!
Mmmh et la présidentielle française... La présidentielle française.
Pauvres Français ! Mais le jeu politique français me fascine ^^
Tiens, en septembre, j'avais déjà prédit que Bayrou remonterait largement pour répondre à l'indécision perplexe des "ni l'un ni l'autre" de la bipolarisation. Je devrais vendre mes pronostics.
Et puis mon petit préféré du moment c'est Besancenot. Il me fait rire, il est énergique, et il me distrait.
"Qu'est-ce que vous préférez chez François Bayrou ? —Bah euh son tracteur, évidemment, comme tout le monde."
Et puis VIVE LA REVOLUTION. Nah.
C'est la lutte finale Groupons-nous et demain L'internationale Sera le genre humain (des levures)
Photo prise à Bruxelles, mercredi, lors d'une sortie shopping avec une amie — et on clique pour mieux voir
Ce qui m'amène à la question du séparatisme en Belgique. Pas envie de faire de long discours, parce que j'ai la crève et que c'est pas triste (crève version mononucléose, c'est bizarre comme virus, je dors tout le temps et je balade des kilos de mouchoirs derrière moi).
Le séparatisme, donc. Bon, première chose : c'est une idée profondément idiote et pas du tout viable. Et je ne parle pas d'une Wallonie incapable de s'assumer seule, non —la Flandre elle aussi coulerait, malgré certains rapports optimistes. Beaucoup de raisons à cela, pas envie de m'étendre là-dessus, trop fatiguée, et d'autres le font très bien. Ensuite, le séparatisme est contraire à l'humanisme, aux valeurs de solidarité, de richesse culturelle, de recherche de cohabitation harmonieuse. Je désapprouve, forcément. Si on ne s'en sort pas déjà rien qu'avec deux communautés, que faire de l'Europe ? Historiquement et sociologiquement, la tendance (plutôt marginale, d'ailleurs, et presque réservée au monde des politiques néerlandophones) à une Flandre indépendante a du sens. Mais elle ne devrait pas pousser à des régionalisations, communautarisations plus poussées, nous menant vers le confédéralisme —que je désapprouve également. Je ne suis pas belge, ni wallonne, je suis trilingue, alors je peux me targuer d'une neutralité relative. Le système politique belge est un ensemble fascinant de compromis et de diplomatie, et un modèle de démocratie fédérale et de subsidiarité des pouvoirs, de reconnaissance des minorités et de représentations protéiforme. C'est bien, c'est génial même. Il ne faut pas le laisser couler.
Et puis je vous renvoie à ce site : Ligue des optimistes parce que c'est un chouette projet pas du tout dogmatique.
Un autre sujet qui me tient à coeur : la protection de la vie privée. Avec les avancées technologiques en matières d'identification (biométrie, Internet, génétique, et j'en passe) nous nous retrouvons confrontés à d'immenses trous dans nos législations. Il est impératif de lancer le débat. Voici quelques liens : Privacy International ; Biometric Identification Technology Ethics ; Vie privée.com
Sarkozy a déjà fait passer une loi obligeant le fichage génétique de tous les perpétreurs de crimes et délits —même les faits de délinquance mineurs. Question : à quoi sert-il de ficher tous les petits délinquants ? À faire une distinction entre les "bons" et les "mauvais" citoyens ? Et la réinsertion ? Et la pédagogie ? Et qu'en est-il du futur ? À méditer. Le Nicolas il avait déjà voulu obtenir un système d'identification génétique des populations maghrébine (c'est stupide en plus d'être profondément discriminatoire, la marge d'erreur nous ferait confondre un Italien et Marocain, oyé). Ça vole haut, tout ça. Si on se bouge pas, d'ici quelques années on se verra refuser des assurances pour "antécédants familiaux à risque" sur un simple scan de notre carte d'identité.
Chouette, hein ?
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Enfin, sur une note plus joyeuse, voici quelques photos du mercredi.
Les alentours de chez moi
La gare de la Hulpe
Oui, oui, pas de temps belge pour une fois ^^ Et ça se maintient, mais je suis allitée, buh =(
Voyez donc, à Venise, tout est bon pour vider les touristes de leur argent. Et moi je profite à côté de leur niaiserie (en bonne touriste que je suis, j'ai immortalisé).
Par la même, je vais essayer de rendre cette affaire de voyage scolaire un peu plus claire.
On est donc partis le mardi 28 (je crois...) mars 2007, au soir, à 18.00 tappante, en car, pour un long voyage de 15h (enfin, j'en sais rien). On est arrivés dans la matinée (je ne me souviens plus quand) et on a passé la journée à Venise à végéter (parce que dormir dans un bus... donc on n'a rien visité) pour ensuite aller à l'hôtel au soir. Je n'ai pas de photo de l'hôtel (***) mais bien de la journée où on a visité le pont Rialto (fourmilière à touristes et attrape-pigeons) et puis l'espèce de tour géante sur la place San Marco (elle avait un certain nom qu'en bonne touriste inintéressée j'ai oublié).
Voici une photo de la basilique de St Marc :
Le deuxième jour, on a visité les îles (Burano, Torcello et Murano).
Voici Torcello et son église. (ne prenez pas le guide audio, il essaye de vous endoctriner)
Le troisième jour, on a du remplir un questionnaire sous la pluie en traversant Venise. D'abord on l'a traversée uen fois dans un sens en écoutant le guide, sans savoir qu'on aurait à retraverser la ville dans l'autre sens avec le questionnaire, sous la pluie. Ce jour-là, j'avais le sentiment de balader les canaux de Venise dans mes chaussures. Le soir, je n'ai pas mangé.
Je n'ai pas de photo de ce jour-là =)
Samedi (4e jour...) cap sur la basilique (joli mais sans plus) et puis le musée de l'Académie. À nouveaux, l'enroule du questionnaire : on traverse le musée en écoutant le guide, puis retour à la case départ avec bic et papier. Chouette...
Dimanche, dernier jour, on part en car pour visiter la Vénétie et Vérone. Puis, à 16.30, on quitte Vérone pour la Belgique.
Lundi, 6.30, retour à l'école. Aah, une nuit de trois heures de sommeil entrecoupées de vagues de conscience altérée. Joie.
Dans le bus :
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Sinon, je viens de lire un article comme quoi le libre arbitre n'existerait pas, et que ce serait ce joyeux organe appelé CERVEAU qui déciderait de toutes nos actions, nous envoyant également après l'influx nerveux l'illusion d'une prise de décision consciente. On est de pauvres manipulés du cerveau, guidés par les lois injustes de la nature. Quelle bande de dupes ! Mais bon, les criminels, malgré leur innocence morale scientifiquement prouvée, resteront en prison —faut protéger les cerveaux gentils des cerveaux déficients, hein, ne heurtez pas la société.
Voilà qui me donne matière à rabattre le caquet de mon prof de religion/français/RFL. Oui, oui, mon absence de libre arbitre ne me heurte pas plus que ça, je ne pense qu'à ma gloire personnelle. C'est pas ma faute, c'est mon cerveau qui le veut.
...qui parle de Venise, parce que comme titre, ça ferait vachement classe. Par contre aucun ne me revient donc je ne vais pas me tuer à le chercher (je sais que Byron... enfin peu importe).
Donc, oui, je suis partie à Venise. Enfin, dans la région, parce qu'on a un peu fait le tour. Avec l'école. Voyage de rhétos. C'était franchement bien.
Ce qui m'a plu, c'était surtout les îles. La ville de Venise elle-même me laisse un souvenir amer —trop touristique, et le seul jour où on en a fait le tour il pleuvait des cordes et j'avais un questionnaire trempé à remplir. Mais les îles sont magnifiques, surtout si on tombe par un jour de beau temps, soleil, petit vent et fraîcheur maritime printanière. Ah.. Burano, Torcello, Murano.
Un petit canal à Burano
Il y avait aussi Vérone, la ville de R&J, les deux figures de littérature les plus immatures et les plus connues au monde. Mais la place est belle, donc ça en vaut la peine. Ce qui n'en vaut pas la peine, par contre, c'est le soi-disant "Balcon de Juliette", espèce de protubérance calcaire qui pousse sur la façade d'une maison dans sa cour intérieure. Mais le dimanche, à Vérone, les magasins sont ouverts, donc ça vaut vraiment la peine (ah, c'est important, les magasins).
Un bilan très positif. J'ai pris une nonantaine de photos (une quatre-vingt-dizaine pour les Français), ce qui revient au total que me permet mon appareil avec sa carte mémoire basique. Et j'ai fait deux vidéos qui, si je m'en sens l'énergie, vont atterrir sur Youtube et revenir par ici, juste parce que je veux remplir un peu ce blog.
Voici la première : les pigeons vénitiens. On m'entend en arrière plan. C'est un bon souvenir, tous ces pigeons... haha, et il y en avait bien plus sur la place, là c'est vraiment pas grand chose niveau pigeons. Je vous assure. Ils étaient gentils, gras, et bêtes. J'en ai attrapés cinq (wouah). J'aime les pigeons.
Je voudrais apprendre l'italien. Ça me semble facile, en immersion ce sera vite fait —enfin, j'espère.
Un petit bémol (parmi d'autres) : la bouffe italienne, c'est bon quand on a le temps et les moyens de se l'offrir. Sinon, on s'enfile une pizza après l'autre, et ça, c'est pas spécialement agréable. Enfin, si quelqu'un veut bien élucider le mystère du métabolisme de l'Italien moyen, que je comprenne comment il fait pour rester filiforme tout en avalant des pâtes à tous les repas (copieux) de la journée.
Sur ce, je vous laisse, avec quelques photos tout de même (pour honorer le tag là en bas)
Dans l'ordre : des gondoliers ; la Piazza San marco ; des touristes (des vrais vénitiens... huh) ; Palazzio Pisana (en Vénitie) ; un petit square à Venise, avec ses maisons colorées.